Sauvez la forêt de Fontainebleau
Notre association est spécialiste de la lutte contre les Espèces Exotiques Envahissantes. Et est leader de la lutte contre les invasifs en forêt de Fontainebleau.
Il faut savoir que la problématique des « invasifs » aboutit à un coût exorbitant pour la société dans le monde et bien sur en France. Il existe 37 000 espèces invasives dans le monde, faune et flore. Dont 3500 très très invasives.
Depuis 1985 il a été calculé qu’en moyenne 14 nouvelles espèces invasives envahissent chaque département français.
Il a été calculé que 1300 milliards de dollars ont été dépensés en quarante ans pour lutter contre les invasifs.
(Source : Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystématiques (IPBES), l’équivalent du GIEC pour la biodiversité avec le CNRS, IRD, et le MUSEUM).
A Fontainebleau, les plantes et arbres exotiques envahissants ont été très longtemps, trop longtemps ignorés, aussi bien par les propriétaires privés qui en plantaient dans leurs jardins que par les gestionnaires de la forêt de Fontainebleau.
D’où une invasion estimée sur 50% de la surface de la forêt domaniale. C’est beaucoup. C’est beaucoup trop !
Et pourtant, pour le phytolaque qui vient d’Amérique du Nord, l’alerte est donnée dès 1985 par Olivier Fanica, membre éminent de l’ANVL, puis avec un article paru en 1996 dans la revue de cette association.
La sonnette d’alarme est encore tirée en 2003, par hasard grâce à une balade scientifique organisée à Fontainebleau par le directeur des Jardins Botaniques de l’école Véterinaire de Maisons-Alfort, qui constate l’envahissement grandissant du raisin d’Amérique dans le massif de Fontainebleau.
Puis c’est au tour d’un particulier, Thierry Pain, de se passionner pour l’arrachage du phytolaque, puis l’Asabepi.
Depuis 2022, l’association Sauvez la forêt de Fontainebleau a repris le flambeau de la lutte contre l’ensemble des espèces invasives en liaison avec l’ONF.
L’objectif est de montrer que ce dossier très important doit être pris en compte, avec une stratégie forte pour limiter le phénomène des espèces invasives en forêt de Fontainebleau.
Pour le Prunus Sérotina (Merisier tardif), l’alerte avait là aussi été donnée dans une autre forêt, celle de Compiègne (Oise), en 2003-2006, avec une étude très précise sur le phénomène par Guillaume Decocq, son spécialiste à l’époque, maintenant chercheur au CNRS.
Il y détaillait tous les inconvénients de cet invasif qui détruit la biodiversité et empêche le développement de tout autre peuplement, dont les feuillus, si précieux à Fontainebleau.
Il a fallu attendre 20 ans pour que notre association mette les pieds dans le plat et qu’une stratégie de lutte soit mise en place
Depuis quelques années, l’invasion qui monte qui monte, c’est l’ailante ou le frêne puant comme on le surnomme.
Comme le bambou traçant, il suffit d’une graine qui donne un semence. Puis il se développe tout autour. Ainsi un arbre adulte peut contenir 60 000 graines.
Nous dénonçons à ce sujet l’immobilisme qui consiste à ne pas intervenir dans la Réserve Biologique du Chêne Brûlé aux Gorges de Franchard. Heureusement, l’ONF a commencé un travail d’enlèvement tout autour de la RBI. Mais cela ne suffira pas.
Notre association élimine également le laurier cerise ou du Caucase, utilisé fréquemment pour les haies de jardins (donc à déconseiller) et qui a envahit des secteurs entiers du massif.
On trouve aussi en forêt : la Renouée du Japon, de l’ambroisie à épi lisse, de la mousse cactus, venue d’Afrique du Sud, de la Balsamine de l’Himalaya, etc.
On trouve même maintenant des invasions de bambous, après le dépôt sauvage de bambous coupés dans les jardins et déposés sur le secteur de Bourron Marlotte ou Samois-sur-Seine.
Venez nous aider à limiter les Espèces Exotiques Envahissantes, en participant à des chantiers nature, organisés 2 matinées par mois, de septembre à fin mars, en forêt. L’occasion d’en apprendre plus sur les invasifs et la forêt de Fontainebleau.